Royale Etoile Sportive Aubange - Saison 2011 - 2012

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Historique de la R.E.S.Aubange

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Avant 1960 De 1960 à 1980 Après 1980

Historique de 1960 à 1980


Au terme de la saison 1961-1962, l’Etoile Sportive Aubangeoise est redescendue en 2ème provinciale avec comme entraîneur, M. Mourton.

En août 1962, Aubange change de terrain, et jouera désormais sur le terrain que la commune avait décidé d’offrir à l’Etoile.  Cette année, les entraînements furent donnés par Bosko Senkart.  L'année suivante, Bibi Feltesse pris l'équipe en main jusqu’au terme de la saison 1966-1967, c’est à dire pour 4 saisons.

Les vestiaires du terrain ont été construit par des bénévoles du club,dirigés par Pierrot Klein.Les gradins ont été en grande partie réalisés par le secrétaire de l'époque, Victor Schiltz, avec les moyens du bord.  La buvette a été construite en trois partie : une première partie qui faisait 3,50 mètres sur 3,50 mètres, puis, toujours avec des bénévoles, elle a été agrandie par deux fois pour donner la buvette que vous voyez à ce jour au terrain.

Voici les noms de tous les bénévoles qui ont participé aux travaux au terrain de la Royale Etoile Sportive Aubange : Pierre Klein, Max Ledent, Constant Ansion, Aubin Ansion, André Ansion, Jean Gênin, Victor Schiltz, Pierre Schrobiltgen, Raymond Noirhomme, Paul Valentin, Marcel Timmerman, Firmin Claudot, Joseph Audrit, Lucien Ricaille, Raymond Maury, Joseph Dubru, Marcel Antzorn, Léon Picard, Emile Fraselle, René Nizet, Vital Marcelet, Robert Audrit, Maurice Hardy, Roland Hardy, Bruno Silori, René Kintziger, Adolphe Dumont,... en espérant n'avoir oublié personne, mais si tel était le cas, nous nous en excusons.

C’est en 1965, lors de la saison 64-65, qu’Aubange réintègre la première provinciale, et y restera jusqu’en 1972, c’est à dire durant 7 années.

L'équipe de 1964-1965

A cette époque, notamment lors de la saison 1965-1966, Aubange était occupé à jouer un rôle inattendu dans le championnat.  Aubange était alors incontestablement l’un des clubs de provinciale qui « marchait » très fort.  Bibi Feltesse, entraîneur, pouvait compter sur 70 à 80 joueurs, jeunes y compris bien évidemment.  L’équipe comptait alors sur Ruar, un espoir du football qui emmenait une attaque dont la gauche était internationale…puisque le français de Mont-Saint-Martin, Guillaume, épaulait René Roger.  La droite avait été modifiée puisque Maurice Hardy jouait en soutien de Audrit.

Le travail de relais fut magistralement assuré par Roland Hardy, et ce diable de Virtonais, Hermand.  Décevant comme ailier promotionnaire, Hermand s’était imposé comme l’un des bons relayeurs de provinciale.

En défense, Feltesse est devenu singulièrement costaud.  Lambin l’est aussi et Silori y ajoute son sang froid et son expérience.

Voici une autre photo datant du 27 mai 1965

Ci-dessous, la photo de l’équipe de la saison 1965-1966

Cette même année 1965, le 2 mai 1965, les minimes d'Aubange étaient invités à un tournoi organisé par le R.W.D.M dans leurs installations ainsi qu'à Kappeleveld.  Lors de ce tournoi, réunissant 120 équipes venant de France, d’Allemagne, du Luxembourg, des Pays-Bas, d’Italie et de Belgique, nos joueurs terminèrent à la troisième place derrière l’Eendracht Alost et le C.S. Nivelles.

Voici le classement des 14 premières équipes :

  1. E. Alost
  2. C.S. Nivelles
  3. R.E.S.Aubange
  4. F.C. Heultje
  5. S.C. Charleroi
  6. F.C. Nijlen
  7. Racing-White
  8. Racing-Gand
  9. S.V. Schrick
  10. C.S.St. Josse
  11. V.V. Overpelt
  12. R.C. Montégnée
  13. Waterschei
  14. D.C. Louvain

Ci-dessous, la photo du capitaine de cette équipe d'Aubange, Gérard Hourt, qui se voit remettre la coupe des mains du Prince Alexandre.

Ci-dessous, l’équipe des minimes de ce tournoi avec leurs supporters

Ci-dessous, l’équipe réunie avec ses dirigeants

Plus de 1200 personnes

Le 29 janvier 1967, plus de 1200 personnes ont assisté au derby entre Halanzy et Aubange sur le terrain des Miniers.  Halanzy était alors en tête du classement avec quatre points d’avance sur Aubange.  Le score sera fixé à 2 – 2, Aubange revenant à égalité dans les dernières minutes de chaque période, avec deux buts signés Guillaume.  Cette année, l'équipe était dirigée par F. Methman, et ce jusqu'en octobre 1971 où Roger Deller pris les commandes jusqu'à la fin de la saison 1972-1973.

Fusion ? Pas question.

Au cours de cette même année 1967, une suggestion avait été faite pour une entente ou d’une fusion Halanzy-Aubange, mais il en était hors de question.

« Donnez un peu la défense d’Aubange à Halanzy, et vous verrez quelle équipe les frontaliers pourront présenter ! », tels étaient les propos entendus du côté de la frontière franc-belge.  Halanzy était en tête pour monter en promotion, mais il faudrait des renforts importants qui coûteront certainement beaucoup de billets, alors pourquoi ne pas aller les chercher chez nous en faisant un amalgame Halanzy-Aubange.  Mais il n’en a rien été.

Un derby … un vrai !

C’est en 1967 que M. Methman prend les commandes de l’équipe première d’Aubange pour la saison 1967-1968.  Il effectua cette tâche jusqu’en octobre 1971.

Le 26 octobre 1967, se déroule le derby entre Musson et Aubange, derby entre gens du sud.  La partie fut toute d’engagement et de football à coups de souliers et d’ahans.  Pas de fioriture, moins encore de gracieuse élégance.  Du jeu direct, profond, spontané, volontaire.  A Aubange, Guillaume fit avec raison une prudente rentrée et du coup, rendit confiance et allant à René Roger, le plus dangereux pour les filets du gardien de Musson, Vespesiani.  Piazzon, Feltesse, Jules (Mémé) et Maurice Hardy, y allèrent avec un cœur du tonnerre de dieu.

Malheureusement, la partie se gâta au moment où Guillaume rapporta tout bas à l’oreille de M. Paquet, que « l’Oscar » Flamang lui disait des gros mots.

La suite ne fut plus qu’une longue et non lente valse de studs et de godasses à ras de gazon.

Maurice Hardy se fit abîmer quelques incisives, Flamang tordre le genou droit, Paolo Verrachia raboter la main gauche et Jeannot Yans, était lui, en fin de partie, victime d’une sérieuse entorse, alors qu’on redouta la fracture pendant quelques instants.

Ci-dessous, l’équipe de 1967-1968

Ci-dessous, l’équipe de 1968-1969

Ci-dessous, l’équipe de 1969-1970

Ci-dessous, la photo de Pierre Friob

Christian Delcorde… au Beerschot

Le transfert de ce joueur pour le Beerschot a rapporté au club la coquette somme de 1.050.000 de francs. Le secrétaire de l'époque était Victor Schiltz.

Comment ce jeune homme de 19 ans a-t-il pu se faire enrôler par le grand club anversois situé à 250 km de son domicile ?  Il nous l’explique lui-même par un article de l’époque :

« C’est le regretté monsieur Dekkers qui m’avait vu à l’œuvre dans un tournoi pour jeunes au Grand-Duché.  Il prit aussitôt l’avis d’Arthur Ceuleers et cet avis fut favorable.  Encore fallait-il convaincre mes parents.  Et je vous jure que ce ne fut pas le plus facile.  En fait, j’étais sollicité par Arlon, Esch et j’aurais pu aussi jouer à Luxembourg et même à Metz.  Dès lors, mes parents ne voyaient pas pourquoi j’irais shooter aussi loin.   Mais le hasard (peut-être un peu forcé ?) favorisa mon transfert pour le Beerschot.  En effet, je devais entrer à l’armée et je fus désigné pour une unité casernée à Anvers.  Je dois donc, entre deux entraînements, me taper cinq cents kilomètres pour aller embrasser mes parents.  J’avoue qu’au début, je ne me sentais pas du tout à l’aise dans la trépidante vie anversoise.

J’avais la nostalgie d’Aubange.  Mais j’ai tenu le coup, d’abord grâce à la très grande cordialité de deux gentlemen comme Yves Baré et Roland Coclet.  Au début, je ne parlais pas un mot de néerlandais, mais comme je connais l’allemand, j’ai pu converser et passer d’excellents moments avec Emmerich et Bröch, deux joyeux bonshommes.  Au reste, dommage que Roger Claessen ne soit plus au Kiel, je m’entendais très bien avec lui.

Samedi dernier, je ne savais pas que j’allais pouvoir remplacer Tolsa après la reprise.  Dès lors, j’avais dit à mes parents qu’ils ne devaient pas faire les frais d’un aussi long voyage et du logement à Anvers… rien que pour venir me voir assis sur le banc des réserves.  Maintenant que j’ai joué la toute deuxième mi-temps et que j’ai inscrit contre Diest mon premier goal en première division, je regrette amèrement que mes parents n’aient pas vu cela.  Mais ce n’est que partie remise.  Ils viendront bientôt.  Pourvu que je marque un goal ce jour là !  Au reste, à peine arrivé en équipe première, j’ai déjà une grande ambition : attirer l’attention du commandant Bers et du colonel Francisse pour l’équipe nationale militaire.  J’ai appris avec beaucoup de joie que le capitaine du Beerschot et de l’équipe militaire, Bob Dalving, m’avait recommandé à ce propos ! »

Charlie Vandewouwer, l’ailier droit de la fameuse ligne d’attaque des années trente à quarante, a eu Christian Delcorde dans l’équipe junior du Beerschot qu’il a entraîné.  Son opinion sur Christian est tout bonnement enthousiaste : « Il a un extraordinaire coup de pied du revers et une exceptionnelle vista du jeu.   Je crois qu’il est à l’aube d’une grande carrière ; d’autant qu’il suit avec beaucoup d’application tous les conseils.  Quand il aura terminé son service militaire, il deviendra sans aucun doute, pour des années, un titulaire à par entière de notre équipe première.  D’ailleurs rien ne dit qu’il n’a pas l’étoffe d’un international.  Il doit encore beaucoup travailler, oui.  Mais comme il aime le travail… »

Cliquez sur la photo pour lire l'article sur Christian Delcorde tiré du livre de Jean-Claude Watrin : "de Michel Renquin à Philippe Albert"

Max Ledent cède sa place

A la fin de la saison 1971-1972, Aubange refait la culbute vers la 2ème provinciale. En octobre 1971, M. Methman cessa d’entraîner l’équipe première,   qui fut alors dirigée par Roger Deller jusqu’au terme de la saison.

En 1972, le président de l’Etoile Sportive Aubange, Max Ledent, cède sa place malgré lui, puisqu’il décède cette année-là.   C’est alors à ce moment que notre actuel président, le Dr Jean-Marie Hubert, arrive à la présidence de l’Etoile Sportive Aubangeoise, le 11 septembre 1972 exactement.

Le 17 septembre 1973, Michel Chleide prend les fonctions de secrétaire de l'Etoile Sportive Aubange.

Ascenseur

René Nordinger pris en main l’équipe première pour la saison 1972-1973, et Aubange fait son retour direct en première provinciale.   L’Etoile Sportive restera au sein de l’élite pendant 8 années, c’est à dire jusqu’en 1982, avec respectivement comme entraîneur :

  • Saison 1973-1974 : Sylvain Deller
  • Saison 1974-1975
    Saison 1975-1976
    Saison 1976-1977 : Maurice Hardy
  • Saison 1977-1978 : Jean-Charles Depiesse
  • Saison 1978-1979
    Saison 1979-1980 : Yvon Gratien
  • Saison 1980-1981 : Dominique Fox

Aubange remporte remporte le premier challenge du Journal des 3 Frontières

Lors de la saison 1972-1973, Aubange remporte le 1er challenge du Journal des 3 Frontières, avec une moyenne de 2,96 (68 buts marqués et 23 encaissés), devant Châtillon (2,63) et Athus (2,14).

Ci-dessous, Robert Cogoi, remet le 1er challenge au capitaine Maurice Hardy et à l’entraîneur Mr. Nordinger.

Ci-dessous, l’équipe de 1972-1973

Ci-dessous, l’équipe de 1973-1974

Ci-dessous, l’équipe de 1974-1975

Ci-dessous, l’équipe de 1977-1978  

Ci-dessous, l’équipe de 1978-1979

Ci-dessous, l’équipe de 1979-1980

Une petite anecdote

Lors du week-end du 6 et 5 octobre 1979, le président Aubangeois, Jean-Marie Hubert, a téléphoné d’Israël pour savoir si ses joueurs avaient repris le dessus sur une série de contre-performances.

Remerciements

Pour l’élaboration de cette rétrospective, j’ai pu compter sur certaines personnes que je voudrais remercier : Victor Schiltz, Marcel Hourt (U), André Reyter, Maurice Hardy, André Ansion, Mémé Hardy, Le Journal des 3 Frontières (Frank Arend et Benoît Letecheur), CP Arlon, Michel Hilbert, Jules Morsomme (malgré une caution de 2500 BEF que j’ai du verser pour lui emprunter 4 livres contenant des articles de presse) et M. Grogna (U).