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Au terme de la saison 1961-1962, lEtoile Sportive Aubangeoise est redescendue en 2ème provinciale avec comme entraîneur, M. Mourton.
En août 1962, Aubange change de terrain, et jouera désormais sur le terrain que la commune avait décidé doffrir à lEtoile. Cette année, les entraînements furent donnés par Bosko Senkart. L'année suivante, Bibi Feltesse pris l'équipe en main jusquau terme de la saison 1966-1967, cest à dire pour 4 saisons.
Les vestiaires du terrain ont été construit par des bénévoles du club,dirigés par Pierrot Klein.Les gradins ont été en grande partie réalisés par le secrétaire de l'époque, Victor Schiltz, avec les moyens du bord. La buvette a été construite en trois partie : une première partie qui faisait 3,50 mètres sur 3,50 mètres, puis, toujours avec des bénévoles, elle a été agrandie par deux fois pour donner la buvette que vous voyez à ce jour au terrain.
Voici les noms de tous les bénévoles qui ont participé aux travaux au terrain de la Royale Etoile Sportive Aubange : Pierre Klein, Max Ledent, Constant Ansion, Aubin Ansion, André Ansion, Jean Gênin, Victor Schiltz, Pierre Schrobiltgen, Raymond Noirhomme, Paul Valentin, Marcel Timmerman, Firmin Claudot, Joseph Audrit, Lucien Ricaille, Raymond Maury, Joseph Dubru, Marcel Antzorn, Léon Picard, Emile Fraselle, René Nizet, Vital Marcelet, Robert Audrit, Maurice Hardy, Roland Hardy, Bruno Silori, René Kintziger, Adolphe Dumont,... en espérant n'avoir oublié personne, mais si tel était le cas, nous nous en excusons.
Cest en 1965, lors de la saison 64-65, quAubange réintègre la première provinciale, et y restera jusquen 1972, cest à dire durant 7 années.
L'équipe de 1964-1965
A cette époque, notamment lors de la saison 1965-1966, Aubange était occupé à jouer un rôle inattendu dans le championnat. Aubange était alors incontestablement lun des clubs de provinciale qui « marchait » très fort. Bibi Feltesse, entraîneur, pouvait compter sur 70 à 80 joueurs, jeunes y compris bien évidemment. Léquipe comptait alors sur Ruar, un espoir du football qui emmenait une attaque dont la gauche était internationale puisque le français de Mont-Saint-Martin, Guillaume, épaulait René Roger. La droite avait été modifiée puisque Maurice Hardy jouait en soutien de Audrit.
Le travail de relais fut magistralement assuré par Roland Hardy, et ce diable de Virtonais, Hermand. Décevant comme ailier promotionnaire, Hermand sétait imposé comme lun des bons relayeurs de provinciale.
En défense, Feltesse est devenu singulièrement costaud. Lambin lest aussi et Silori y ajoute son sang froid et son expérience.
Voici une autre photo datant du 27 mai 1965
Ci-dessous, la photo de léquipe de la saison 1965-1966
Cette même année 1965, le 2 mai 1965, les minimes d'Aubange étaient invités à un tournoi organisé par le R.W.D.M dans leurs installations ainsi qu'à Kappeleveld. Lors de ce tournoi, réunissant 120 équipes venant de France, dAllemagne, du Luxembourg, des Pays-Bas, dItalie et de Belgique, nos joueurs terminèrent à la troisième place derrière lEendracht Alost et le C.S. Nivelles.
Voici le classement des 14 premières équipes :
Ci-dessous, la photo du capitaine de cette équipe d'Aubange, Gérard Hourt, qui se voit remettre la coupe des mains du Prince Alexandre.
Ci-dessous, léquipe des minimes de ce tournoi avec leurs supporters
Ci-dessous, léquipe réunie avec ses dirigeants
Plus de 1200 personnes
Le 29 janvier 1967, plus de 1200 personnes ont assisté au derby entre Halanzy et Aubange sur le terrain des Miniers. Halanzy était alors en tête du classement avec quatre points davance sur Aubange. Le score sera fixé à 2 2, Aubange revenant à égalité dans les dernières minutes de chaque période, avec deux buts signés Guillaume. Cette année, l'équipe était dirigée par F. Methman, et ce jusqu'en octobre 1971 où Roger Deller pris les commandes jusqu'à la fin de la saison 1972-1973.
Fusion ? Pas question.
Au cours de cette même année 1967, une suggestion avait été faite pour une entente ou dune fusion Halanzy-Aubange, mais il en était hors de question.
« Donnez un peu la défense dAubange à Halanzy, et vous verrez quelle équipe les frontaliers pourront présenter ! », tels étaient les propos entendus du côté de la frontière franc-belge. Halanzy était en tête pour monter en promotion, mais il faudrait des renforts importants qui coûteront certainement beaucoup de billets, alors pourquoi ne pas aller les chercher chez nous en faisant un amalgame Halanzy-Aubange. Mais il nen a rien été.
Un derby un vrai !
Cest en 1967 que M. Methman prend les commandes de léquipe première dAubange pour la saison 1967-1968. Il effectua cette tâche jusquen octobre 1971.
Le 26 octobre 1967, se déroule le derby entre Musson et Aubange, derby entre gens du sud. La partie fut toute dengagement et de football à coups de souliers et dahans. Pas de fioriture, moins encore de gracieuse élégance. Du jeu direct, profond, spontané, volontaire. A Aubange, Guillaume fit avec raison une prudente rentrée et du coup, rendit confiance et allant à René Roger, le plus dangereux pour les filets du gardien de Musson, Vespesiani. Piazzon, Feltesse, Jules (Mémé) et Maurice Hardy, y allèrent avec un cur du tonnerre de dieu.
Malheureusement, la partie se gâta au moment où Guillaume rapporta tout bas à loreille de M. Paquet, que « lOscar » Flamang lui disait des gros mots.
La suite ne fut plus quune longue et non lente valse de studs et de godasses à ras de gazon.
Maurice Hardy se fit abîmer quelques incisives, Flamang tordre le genou droit, Paolo Verrachia raboter la main gauche et Jeannot Yans, était lui, en fin de partie, victime dune sérieuse entorse, alors quon redouta la fracture pendant quelques instants.
Ci-dessous, léquipe de 1967-1968
Ci-dessous, léquipe de 1968-1969
Ci-dessous, léquipe de 1969-1970
Ci-dessous, la photo de Pierre Friob
Christian Delcorde au Beerschot
Le transfert de ce joueur pour le Beerschot a rapporté au club la coquette somme de 1.050.000 de francs. Le secrétaire de l'époque était Victor Schiltz.
Comment ce jeune homme de 19 ans a-t-il pu se faire enrôler par le grand club anversois situé à 250 km de son domicile ? Il nous lexplique lui-même par un article de lépoque :
« Cest le regretté monsieur Dekkers qui mavait vu à luvre dans un tournoi pour jeunes au Grand-Duché. Il prit aussitôt lavis dArthur Ceuleers et cet avis fut favorable. Encore fallait-il convaincre mes parents. Et je vous jure que ce ne fut pas le plus facile. En fait, jétais sollicité par Arlon, Esch et jaurais pu aussi jouer à Luxembourg et même à Metz. Dès lors, mes parents ne voyaient pas pourquoi jirais shooter aussi loin. Mais le hasard (peut-être un peu forcé ?) favorisa mon transfert pour le Beerschot. En effet, je devais entrer à larmée et je fus désigné pour une unité casernée à Anvers. Je dois donc, entre deux entraînements, me taper cinq cents kilomètres pour aller embrasser mes parents. Javoue quau début, je ne me sentais pas du tout à laise dans la trépidante vie anversoise.
Samedi dernier, je ne savais pas que jallais pouvoir remplacer Tolsa après la reprise. Dès lors, javais dit à mes parents quils ne devaient pas faire les frais dun aussi long voyage et du logement à Anvers rien que pour venir me voir assis sur le banc des réserves. Maintenant que jai joué la toute deuxième mi-temps et que jai inscrit contre Diest mon premier goal en première division, je regrette amèrement que mes parents naient pas vu cela. Mais ce nest que partie remise. Ils viendront bientôt. Pourvu que je marque un goal ce jour là ! Au reste, à peine arrivé en équipe première, jai déjà une grande ambition : attirer lattention du commandant Bers et du colonel Francisse pour léquipe nationale militaire. Jai appris avec beaucoup de joie que le capitaine du Beerschot et de léquipe militaire, Bob Dalving, mavait recommandé à ce propos ! »
Charlie Vandewouwer, lailier droit de la fameuse ligne dattaque des années trente à quarante, a eu Christian Delcorde dans léquipe junior du Beerschot quil a entraîné. Son opinion sur Christian est tout bonnement enthousiaste : « Il a un extraordinaire coup de pied du revers et une exceptionnelle vista du jeu. Je crois quil est à laube dune grande carrière ; dautant quil suit avec beaucoup dapplication tous les conseils. Quand il aura terminé son service militaire, il deviendra sans aucun doute, pour des années, un titulaire à par entière de notre équipe première. Dailleurs rien ne dit quil na pas létoffe dun international. Il doit encore beaucoup travailler, oui. Mais comme il aime le travail »
Cliquez sur la photo pour lire l'article sur Christian Delcorde tiré du livre de Jean-Claude Watrin : "de Michel Renquin à Philippe Albert"
Max Ledent cède sa place
A la fin de la saison 1971-1972, Aubange refait la culbute vers la 2ème provinciale. En octobre 1971, M. Methman cessa dentraîner léquipe première, qui fut alors dirigée par Roger Deller jusquau terme de la saison.
En 1972, le président de lEtoile Sportive Aubange, Max Ledent, cède sa place malgré lui, puisquil décède cette année-là. Cest alors à ce moment que notre actuel président, le Dr Jean-Marie Hubert, arrive à la présidence de lEtoile Sportive Aubangeoise, le 11 septembre 1972 exactement.
Le 17 septembre 1973, Michel Chleide prend les fonctions de secrétaire de l'Etoile Sportive Aubange.
Ascenseur
René Nordinger pris en main léquipe première pour la saison 1972-1973, et Aubange fait son retour direct en première provinciale. LEtoile Sportive restera au sein de lélite pendant 8 années, cest à dire jusquen 1982, avec respectivement comme entraîneur :
Aubange remporte remporte le premier challenge du Journal des 3 Frontières
Lors de la saison 1972-1973, Aubange remporte le 1er challenge du Journal des 3 Frontières, avec une moyenne de 2,96 (68 buts marqués et 23 encaissés), devant Châtillon (2,63) et Athus (2,14).
Ci-dessous, Robert Cogoi, remet le 1er challenge au capitaine Maurice Hardy et à lentraîneur Mr. Nordinger.
Ci-dessous, léquipe de 1972-1973
Ci-dessous, léquipe de 1973-1974
Ci-dessous, léquipe de 1974-1975
Ci-dessous, léquipe de 1977-1978
Ci-dessous, léquipe de 1978-1979
Ci-dessous, léquipe de 1979-1980
Une petite anecdote
Lors du week-end du 6 et 5 octobre 1979, le président Aubangeois, Jean-Marie Hubert, a téléphoné dIsraël pour savoir si ses joueurs avaient repris le dessus sur une série de contre-performances.
Remerciements
Pour lélaboration de cette rétrospective, jai pu compter sur certaines personnes que je voudrais remercier : Victor Schiltz, Marcel Hourt (U), André Reyter, Maurice Hardy, André Ansion, Mémé Hardy, Le Journal des 3 Frontières (Frank Arend et Benoît Letecheur), CP Arlon, Michel Hilbert, Jules Morsomme (malgré une caution de 2500 BEF que jai du verser pour lui emprunter 4 livres contenant des articles de presse) et M. Grogna (U).